15 févr. 2010

Grossièrement

je dirais que le plus gros défaut
des français c'est le matchisme
des québécois c'est la lâcheté

14 févr. 2010

Recette: Un dimanche, vingt minutes, 10 dollars, une victime consantante

Dimanche, 14 heures, on arrive comme une fleur, pomponnée, mais l'air de rien, dans un café où les gens viennent pour travailler, donc sont seuls chacun à leur table. On balaie la salle du regard, s'approche d'un mec mignon, demande si on peut s'assoir, "y a plus de place nulle part" en n'hésitant pas à rire un peu bêtement. On sort son ipod, MAIS ON NE L'ÉCOUTE PAS, non non non, on dénoue le fil, lentement, en remuant d'un air nonchalant les glaçons dans son ice tea. On commande des tapas, qu'on ne mange pas beaucoup, parce qu'une fille, c'est connu, ça n'a pas beaucoup d'appetit, et dans quelques minutes, ainsi, on pourra partager avec le mec d'en face qu'on n'a pas regardé encore une seule fois. Et le mec, tiens un Francais, dira non merci, parce que ceci, parce que cela. Et là, c'est le moment de pas lâcher. Se lancer dans des discussions vraiment tres tres accrocheuses,  mais banales, des questions qui donnent envie de parler, genre "tu preferes la France ou le Québec pour vivre?". Le mec, comme par magie, est lancé. On enquête l'air de rien sur la situation socio économique de la victime (T'habites tout seul? T'es pas étudiant?) et parler de tous les endroits qu'on a visités, Barcelone, Paris, Cuba, pour le côté citadine branchée, en Inde, au Maroc, pour les promesses d'aventure.Dire qu'on veut faire de l'art therapie, qu'on sait pas trop en quoi ca consiste parce qu'on n'a pas encore commencé, mais on aime ça. Le mec a, depuis une vingtaine de minutes, baissé l'écran de son ordinateur. Il écoute, il répond. Dire qu'on aimerait aussi ouvrir une auberge de jeunesse quelque part. Dire que les Francais sont froids au premier abord, que nous, on est tres sociable, la preuve tu vois, je ne suis pas génée de parler avec les gens quand je vais dans un bar. Le mec, du coup, se dit que ce n'est pas un plan drague, que rien n'est gagné, qu'on est juste sociable. Il est ferré le pauvre. Demander, "si t'avais pas d'obligations financières, ce serait quoi ton rêve, quel métier voudraits-tu faire", prendre un air passionné, le faire décoller de son quotidien, de son dimanche soir qui commençait à se remploir de la routine du lundi, "et pourquoi tu te lances pas, tu as quel age?. "

Je vous fais le pari que cette histoire là se termine au moins par un échange de numéro, si ce n'est d'une sortie à deux. Et j'en conclus que pour draguer, il ne suffit pas d'être jolie ici, il faut aussi prétendre être un peu conne, une valeur sure.

17 heures passées... "Est-ce que tu fais quelque chose apres?", lâche-t-elle.
- Après là?...
- Parce que moi je suis libre, maintenant, et j'ai envie de profiter des derniers moments de soleil.
- Euh, ben, carrément, ouais, je vais payer, j'arrive...

On replie lentement le fil de son ipod, on laisse le ice tea se dissoudre dans la glace, on se fait tenir la porte en sortant.

1 févr. 2010

la vie et la mort


éh oui, l'étrange réalité. vendredi je suis arrivée au bureau en apprenant un décès... et je repartais le soir même en apprenant une naissance. Passage de relais. je vous présente Noah, mon petit neveu "par alliance" (même si personne ne me connais sur ce blog!!!)
Estelle

26 janv. 2010

La Mandria


je suis née sur une île – héhé non pas l'île de Montréal :-) - mourrai-je sur une île ? - j'ai déménagé environ une dizaine de fois, j'ai changé de pays, alors... lorsqu'on commence à faire des cartons (des boites en québ) je suis toujours à la fois triste et heureuse - comme tout le monde je présume - mais j'aime ça n'être attachée à rien - ou croire n'être attachée à rien - la liberté - Hummmmmm - Qu'est-ce que la liberté exactement ??????????? ... là tout de suite c'est un truc que je ressens dans mes tripes...sweet feeeeling.........

C'est comme un fond de tiroir utilisé depuis plusieurs années, vidé mais contenant encore des petits restes de papiers et de crayons (de bois en québ) taillés que l'on va soit laisser comme ça (laisser de même en québ) et se tailler (crisser son camp en québ) ou soit les ramasser petits bouts par petits bouts ou bien encore... Prendre le tiroir dans ses mains et le vider à la poubelle ou par la fenêtre (il neige comme pas possible là :)) ......

LA LIBERTÉ - la mesure du POSSIBLE renouvelée tout à coup - fraicheur infiltre moi insuffffffffffffle moi - petit abandon lyrique - - - un mélange d'illusion, de rêve et de réalité.

5 janv. 2010

Ernest Gräfenberg

suis-je contrariée ?

-ouiiiii TRÈS- Parce que :

j'ai reçu ma paye presque une semaine en retard
on m'a proposé d'utiliser juste ma bouche pour un teaser de band... si si c'est vrai !... (d'ailleurs j'ai accepté donc je vous tiens au courant des développements!!)
j'ai débouché les chiottes au boulot aujourd'hui (les autres nanas préfèrent descendre deux étages plutôt que de risquer de se salir les mains)
au taf tout part en vrilleeeeeee 10-1-3-4+1-2+1-1=3 1/2 = 3 2 1 0

NON PANTOUTE

Ce qui est contrariant c'est de nous dire que le Point G n'existe pas.....l.o.l.

Rassurez-vous cela reste néanmoins une magnifique "géographie à rechercher ensemble"...

de TOUTE BEAUTÉ cette expression ;p

20 déc. 2009

Le froid

Ici, c'est le moment où tout est couvert. Si on est loin de la ville, les sapins ploient. C'est la neige qui feutre tout. Ce n'est pas le silence dans le bois. On entend l'eau qui court et le vent, presque bourrasque sans les feuilles.

Puis en revenant en ville, on cherche la musique. Pour meubler le bruit des machines.

17 déc. 2009

Chez nous aussi


eh oui, c'est plutôt rare que ça passe a frontière du périphérique, mais depuis ce matin, Paris est toute blanche ! aperçu des invalides sous la neige, ce matin à 9 heures.